Je ne trouve plus grand chose à écrire ici, je prefere reserver mes pensées à des pages vierges qui ne feront pas la joie de dixaines d'internautes indiscrets.
En parcourant quelques blogs ce soir, j'ai découvert une blessante réalité.
Je dis ça pour toi, ma petite Maud avant tout.
Je suis passé par cette époque (pas si lointaine, j'en conviendrai) ou je souffrais du Tout qui m'entourait.
J'ai appris à m'en détacher, et tu le feras aussi. Lorsque l'on se persuade qu'il y a beaucoup de gens qui n'en valent pas la peine. Ceux qui attirent ton attention, tu les auras oublié demain. Ceux que tu delaisses aujourd'hui deviendront des amis sincères. Ne te cache pas derrière une paire de lunettes noires, deux ou trois chansons déprimantes et une photo de ton idole. Tu es toi, pour ce que tu vaux de plus cher: pour tes défauts et tes qualités, pour tes jolis poèmes et tes rêves enflammés. Tu apprendras que pour vivre, il faut aimer etre soi car c'est ainsi que les autres t'aimeront. Ces phrases sont stupides, on dirait presque que j'essaie de m'en convaincre moi même mais c'est la pure vérité.
Prends le large, oublie de compter les erreurs et avance. Tu ne brilleras jamais plus qu'en regardant dans le miroir la vraie jeune fille qui est en face, qui se tiens solide sous les marques des blessures de la vie.
J'ai déja eu une "petite soeur" que je n'ai pas réussit à sauver mais toi tu es plus forte. Tu me ressembles trop, toutes tes peines ont été les miennes et je sais que tu riras de ces enfantillages. Tu verras, fais moi confiance je serai là. Ne laisse personne se mettre en travers de tes choix car tu décides, et toi seule. Je t'aime.
La vie n'a pas de sens. Je cours vers les jours qui s'annoncent beaux et ce que j'ai perdu me revient, comme les griffes du passé. Je ne veux plus de pitié, je ne veux plus de mauvais souvenirs, je ne veux plus avoir à regretter le temps qui a fuit. Carpe Diem est l'instant capturé à vif, et rien n'est vrai à part le présent. Le pardon est trop douloureux, la mort d'un idéal est destructrice. Je sors du cauchemar qui embue mes sens et rends mes mains incertaines. Je fais ce que je veux, tant pis pour le tapage. J'envoi valser le monde, au diable les ravages. Quand tout sera loin, j'oublierai peut être et j'apprendrai à vivre autrement.
Ne pas subir l'affront, ne pas mourir sous ses coups.